Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. < Platon

Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. < Platon



Rentrée. Les amis. Persépolis chez Clément. Ah mais en fait ; c'est un connard ! Oubliés dans l'amphi, coincés dehors, 21h45. Oups. Pourquoi à chaque nouveau chapitre de maths, depuis toujours, nous dit-on que c'est une nouvelle notion indispensable, dont on se servira toute notre vie ? Blablabla. Ca te dérange pas de parler toute seule ? :)
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 10:03

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 13:06

Un manoir & une veste de hussard.

Un manoir & une veste de hussard.
Un manoir. Des graaandes fenêtres. Des fauteuils style Louis XIV. Un grand jardin, un puits, des arbres immenses dont on ne voit pas la cime enneigée. Un vieux piano à queue, un bouquet de fleurs fanées. Une bibliothèque pleine de livres poussiéreux, dont l'odeur rappelle celle de nos grands-mères. Des livres écornés, qui ont vécu, surlignés, soulignés, froissés, tachés de larme, de confiture, de chocolat. Des vieilles guitares désaccordées, une clarinette, un saxophone et quatre trompettes. Un petit théâtre, un projecteur, une pile de films. De la musique, toujours. Une cuisine avec un poêle. Des garçons, des filles. Des lits à baldaquins. Une balançoire. Des lampions dans les arbres (dont on ne voit pas la cime enneigée). Des rires. Des crêpes au sucre. De la poussière mais pas trop ; de la lumière tamisée, un feu de cheminée, des amis. Un Amoureux. Des soirées au coin du feu. Des cabanes dans les arbres.
Une vie entière pour s'aimer.
spécial Clem'

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 11:02

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 11:22

Rien n'est perdu tant qu'il y aura toujours un fou pour y croire.

Rien n'est perdu tant qu'il y aura toujours un fou pour y croire.
Ou pas.
Une minute, soixante secondes. Seize ans, 5 mois, 6 jours. La photo date. Onze ans. A peu près. Non, dix. Dans ces eaux-là. Un été en Grèce. Là, camping, en Italie. Même qu'on avait dormi sur les cailloux. Qu'on avait regardé Big Fish jusqu'à ce que l'ordinateur n'ait plus de batterie. Tous collés dans la tente. Ca allait parce qu'on était pas très grands, encore, on a dû avoir chaud mais c'est tout. Mahaut Théophile Solesmes Annaëlle Papa. C'est loin. Le soleil grec. Les journées à la plage, les vagues, les oursins, les palmes-masque-tuba, les parasols, les douches, les cheveux blonds, le sel, les frites, la Volvo, son radiateur foutu, Papa qui chante Goldman, Venise, le bâteau, la route, la liberté, le bonheur, la vie. C'est tellement loin. Trois étés magiques. Hors du temps. J'ai toujours ce pyj'. Il est même presque blanc d'avoir été porté. Il est presque troué.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 12:18

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 14:27

Le vieux qui lisait des romans d'amour.

Le vieux qui lisait des romans d'amour.
J'ai embrassé l'aube d'été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit. La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse. Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais. En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:19

Il n'y a pas de normes. Tous les hommes sont une exception à une règle qui n'existe pas. < Pessoa

Il n'y a pas de normes. Tous les hommes sont une exception à une règle qui n'existe pas. < Pessoa

Courir. Le froid. Le vent. Glacé. Les vieux marrons dans mes poches. Les converses aux pieds. Le stéréotype de l'ado. La veste marron. Trop grande. Chaude. Les cheveux presque longs. Le sourire. Les boucles blondes qui redeviennent foncées. Le temps. Qui passe. Tourne, tourne, tourbillonne. La ronde infinie. Les souvenirs. Les projets. Avant/Après. Un collant marron. Une robe. Paris. L'art islamique. Sidi Mansour. Samainsabouchesesyeux. Les vacances. Lire. Un peu. Enfin. Souffler. Dormir. Faire un nid de chaleur au fond d'un grand lit. L'alarme incendie. Tous en couette dans la cour. 22h15. L'invasion des bibendums Michelin.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 13:50

Modifié le lundi 26 octobre 2009 07:44

Ah oui.

ا حبّك

# Posté le samedi 10 octobre 2009 07:44

Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.


Le génie de Baudelaire. La beauté d'un geste. La vérité d'un sourire. La simplicité du regard. Hassan Massoudy. La beauté sauvera le monde. Un marron dans ma poche. Un cercle qui tourne, tourne, tourne sans fin. Des feuilles qui tombent, des cheveux qui poussent, des gens qui dansent, qui pleurent, qui chantent, qui vivent. La vie. Des gens dont le coeur bat. Qui attendent. Qui espèrent. Qui jouent, qui sont, qui existent intensément. La danse sans fin. Le théâtre à tout jamais. Le changement. La vision du monde. L'évolution. C'est ça, grandir ?

# Posté le samedi 03 octobre 2009 16:02